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![]() Un festival au-delà des espérances !L’inauguration Index du Festival PhotoMed 2011 D’abord quelle idée saugrenue de comparer ces deux festivals, car si chacun d'eux est consacré à l'image, l’un est incontournable du cinéma, l’autre, complètement méconnu, en est à ses premiers balbutiements. Si l’un à choisi le mouvement pour exprimer son message, l’autre est convaincu que le message est tout entier dans l’image. Le cinéma depuis des décennies s’est engagé dans une fuite en avant faisant appel aux derniers cris de la technique, de la communication et du fantastique : le mouvement puis le son, la couleur, les effets innombrables pour en arriver aux prouesses d’Avatars et de la 3D... et puis le festival de Cannes décerne la palme du meilleur acteur à Jean Dujardin pour son rôle dans ‘The Artist‘, un film muet en noir et blanc ! Comme s’il redécouvrait que la force du message pouvait tenir dans l’élégance d’un geste ou l’expression d’un visage. L’image, rien que l’image. A Sanary, le message est multiple, culturel, historique, collectif ou individuel, la photographie tient son rôle d’auberge espagnole où chacun arrive avec son bagage, se place devant l’image et laisse s’établir un dialogue qui lui est propre au risque de reconnaître au détour d’un plan, l’allégorie de son aventure personnelle flottant sur l’écume de la grande Histoire.Ainsi Renaud Muselier qui tombe en arrêt devant la photo du roi Zog 1er d’Albanie faite dans les années 30 par un des membres de la famille Marubi, célèbres photographes albanais : “C’est mon oncle, dit-il, il a épousé la soeur de ma mère, Géraldine, comtesse Apponyi, originaire de Hongrie“ ; “Si on cherche bien peut-être êtes vous cousin de Sarkosy“ lui dis-je en plaisantant, “Je ne crois pas mais vous pouvez toujours chercher !“ répond l’élu marseillais dans un grand éclat de rire ! Des images témoignent d’une histoire parfois ignorée, parfois oubliée, d’autres cherchent à exorciser les fantômes du passé, certaines plus personnelles ramènent aux fantasmes du photographe qui, comme Claude Nori est passionné par les amours tumultueuses de Rosselini et Ingrid Bergman à l’occasion de leur rencontre sur le film Stromboli et qui emmène son amoureuse sur les pentes du volcan pour mieux la photographier.
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