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![]() Les Vins de BandolAOC depuis le 11 novembre 1941 Sur les cartes du XVIIIème siècle, la baie de Bandol est dénommée "Bandol Belle Rade". Ce titre maritime lui à permis au 18ème siècle de devenir un des ports maritimes des plus important d’exportation et importation en mer du Levant (Méditerranée) pour le chargement de ses "vins exportés" vers tous les continents. Le seigneur des lieux (de Bandol), François IIème de BOYER de FORESTA obtient de l’Abbaye de Saint Victor de Marseille le détachement spirituel et, du Parlement de Provence le détachement terrien d’avec la commune de La Cadière par "l’Acte de Séparation" le 12 août 1715 qui sera suivit de "l’Acte d’Habitation" le 14 août 1715 puis la formation administrative de par "l’Acte de Syndicat d’Habitant" en date du 28 octobre 1719. Le commerce des vins prit son essor dés, les premières années de la naissance de la commune de Bandol avec le développement de son trafic maritime grâce à sa baie qui permettait le mouillage de certains bateaux de grand tonnage et surtout parce que les communes avoisinantes n’avaient aucun débouché maritime. Le sigle "B" de la tonnellerie, n’a pas une date précise connue, mais le "Blason" pour la commune est accordé par le seigneur des lieux en octobre 1751. La quantité des vins embarqués est due surtout à l’apport des vins des communes voisines : La Cadière, Le Castellet, le Beausset dont l’étendue des vignobles était très supérieure aux plantations de la commune de Bandol ce qui permit le grand développement de la tonnellerie Bandolaise jusqu'en 1872. Mais surtout, il faut notifier que la tonnellerie Bandolaise était une des plus importants de la région de Marseille à Toulon au au XVIIIème et au XIXème siècles. L’embarquement des vins s’y faisait pour les Amériques et les autres continents. Les bateaux et voiliers, les plus utilisés pour ces transport sont en mer du Levant "la Tartane" typiquement méditerranéenne, la Felouque, la Flûte, la Bombarde et plus important le Brick. A la moitié du 19ème siècle, il était encore établi à Bandol environ 300 tonneliers fabricant : des barriques, des tonnelles, des fûts et des foudres. En 1868, c’est "l’Oïdium", suivit en 1870 du "Phylloxera", qui ruinent le vignoble en France. Pour Bandol la décadence de la tonnellerie Bandolaise va au profit de la production et du travail de la fleur séchée et de la fleur naturelle. Le trafic maritime périclite par la concurrence du chemin de fer qui arrive en 1859 à Bandol avec la gare située près du centre de la commune et d’accès facile. Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que renaît le vignoble de la région de Bandol, grâce au travail de quelques propriétaires terriens locaux producteurs de vins de qualités très appréciés des connaisseurs en ½nologie. Ceux ci se constitueront en un "Syndicat" en 1941. Les vins de la région de Bandol deviennent officiellement une appellation d’origine contrôlée par un décret du 11 novembre 1941 "VIN DE BANDOL" l’aire de production étant : Bandol, La Cadière, Le Beausset, Le Castellet, Sanary qui sera étendue à Saint-Cyr et Sainte Anne d’Evenos quelques années plus tard. Le syndicat des vins de Bandol est composé de propriétaires et de caves coopératives. La superficie des vignobles de l’appellation d’origine est d’environ 1300 hectares. Elle comprend 47 domaines et 5 caves coopératives qui donnent une production d’environ 50 milles hectolitres et 6 millions de bouteilles. Le cépage principal du territoire d’appellation d’origine contrôlée est le MOURVEDRE qui est d’un faible rendement d’environ 30 hectolitres à l’hectare. La Dénomination des Divers Domaines La dénomination donnée aux différents domaines ou caves coopératives provient de plusieurs sources et circonstances que nous allons énumérer ci-dessous. Le nom de “domaine“ est souvent donné à un mas ou une bâtisse ancienne reçue des ancêtres des siècles précédents ou du début du XXème siècle, une exception ces dernières années où se sont crées des dénominations de “domaine“ par le rachat de terre transformée en vignoble par de nouveaux propriétaires venus d’autres régions. Certains domaines ont été baptisé le domaine du nom du propriétaire comme ceux de Braquety, Maillet d’autres du nom du lieu-dit ou hameau d'implantation des vignobles comme la Bégude, les Baumelles, Pibarnon, la Laidière, les Vannières, les Pradeaux (au Comte de Portalis), l'Hermitage, les Salettes (aux Boyer), de Castillon, l'Olivette, l'Aouque et bien d'autres. Nous avons aussi la spécificité du lieu comme La Garenne, La Loubière, la Cayenne, ou parfois la dénomination comme le Moulins des Costes , le Moulin de Salles ou Sainte-Anne, ainsi sont dénommés tous ces domaines vinicoles des vins de Bandol. L'ancienneté des domaines est très variable, nous avons dans les plus anciens le domaine de "Ray Jane" de la famille Constant depuis le 13ème siècle. Le domaine du château des Pradeaux de la famille de Portalis daterait du 16ème siècle, le domaine des Salettes de la famille Boyer daterait du 17ème siècle, mais plus récent est le château de Sainte Anne d'Evenos qui est du 19ème siècle. Mais la plus grande partie des domaines sont du 20ème siècle ou crée par des familles originaires des lieux de la commune qui ont transformé leur production agricole en vignobles ou quelquefois des domaines rachetés dans les années 1960 comme le Moulin des Costes ou de la Rouvière par la famille Bunan rapatriés d’Algérie. Puis, il y a les caves coopératives qui se sont créées au nombre de quatre qui sont La Cadiérenne, la Beaussetanne, la Saint-Cyriènne et La Roque qui produisent du vin de Bandol. par Max MOUTTE, historien communal de Bandol |
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